L'Abbaye
des Fusiliers semble bien avoir été fondée en
1686, mais les premiers documents sont parfois contradictoires et
le livre des procès-verbaux ne commence qu'en 1767. Avant
d'aborder les faits dans un ordre chronologique, il est important
de relever l'aspect commercial ou d'entraide que pouvait avoir la
confrérie. En effet, durant de nombreuses années, son
activité ne s'est pas limitée à l'organisation
des fêtes, mais elle jouait un rôle de petite caisse
Raiffeisen, puisqu'elle louait de petites parcelles, achetait et
vendait des céréales ou du foin et prêtait de
l'argent jusqu'à la Saint Jean.
Lors de la commémoration du 300e anniversaire de sa fondation,
M. B. Conod, abbé-président à l'époque,
a eu l'heureuse idée de rappeler que la participation des tireurs
de Bretonnières à la deuxième guerre de Villmergen,
en 1712, dans le cadre du détachement vaudois, a très
certainement été un fait important, qui aura consolidé les
liens de la confrérie. Son plus vieux drapeau, ou ce qu'il en
reste, a été porté lors de cette bataille.
Le passage progressif du mousquet au fusil aura probablement été la
cause du chevauchement des deux abbayes de Bretonnières : l'Abbaye
des Mousquetaires, dont les procès-verbaux vont de 1690 à 1776,
et celle des Fusiliers qui débute en 1727.
Le commandant de la fête, art. 24 des statuts du 22 novembre
1884, est exercé par le militaire le plus élevé en
grade, celui-ci choisira ses officiers et sous-officiers, ainsi que
le porte-enseigne.
L'approbation de l'exécutif cantonal des statuts cités
ci-dessus stipule que les membres de la société ne pourront
revêtir l'uniforme que moyennant l'autorisation de l'autorité compétente.
En 1990, la finance d'entrée est de Fr. 100.- (Fr. 80.- pour
les fils de membres) et le nombre des confrères s'élève à 108.
Le drapeau (rouge et blanc) avec tireur au mousquet porte les armoiries
de la commune avec deux épis rappelant l'époque (1800-1850)
où l'économie était plutôt favorable à la
culture du blé.
Lors de la fête qui a lieu tous les deux ans, on porte le brassard.
Deux rois sont proclamés, addition des points et coup centré. |